L’indigence est un bien pour qui sait la goûter ; L’harmonie éternelle autour du pauvre vibre Et le berce.
Écrivain · 1802-1885 Image : Étienne Carjat · Domaine public · Wikimedia Commons L’indigence est un bien pour qui sait la goûter ; L’harmonie éternelle autour du pauvre vibre Et le berce.
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Source vérifiée
Les Contemplations (1856), Les Malheureux
… Vous me l’avez fait voir et toucher, ô vous, Père, Juge, vous le grand juste et vous le grand clément! Le rire du succès et du triomphe ment; Un invisible doigt caressant se promène Sous chacun des chaînons de la misère humaine; L’adversité soutient ceux qu’elle fait lutter;L’indigence est un bien pour qui sait la goûter; L’harmonie éternelle autour du pauvre vibre Et le berce; l’esclave, étant une âme, est libre, Et le mendiant dit: Je suis riche, ayant Dieu. L’innocence aux tourments jette ce cri: C’est peu. La difformité rit dans Ésope, et la fièvre Dans Scarron; l’agonie ouvre aux hymnes sa lèvre; Quand je dis: La douleur est-elle un mal? …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Dieu est le rédacteur des événements ; l’homme n’en est que le metteur en pages.
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
Dieu ! Pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres
Dit-il : « J’ai faim. » L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?
Beaucoup d’écrivants, peu de lisants ; tel était le monde jusqu’à ce jour. Ceci va changer. L’enseignement obligatoire, c’est pour la lumière une recrue d’âmes. Désormais tous les progrès se feront dans l’humanité par le grossissement de la région lettrée.
L’homme manque à sa tâche divine : Je cherche un édifice et trouve une ruine.
Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois !
On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.
Nous voulons la paix, nous la voulons ardemment. Nous la voulons absolument. Nous la voulons entre l’homme et l’homme, entre le peuple et le peuple, entre la race et la race, entre le frère et le frère, entre Abel et Caïn.

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