L’histoire de ma vie est celle de mon cœur ; C’est un pays étrange où je fus voyageur.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons L’histoire de ma vie est celle de mon cœur ; C’est un pays étrange où je fus voyageur.
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Source vérifiée
La Coupe et les Lèvres (1832), acte Second
Ce sont des actions, des périls, dont l’empire Est vivace, et résiste à l’heure des oublis. Mais moi qui n’ai rien vu, rien fait, qu’ai-je à te dire?L’histoire de ma vie est celle de mon cœur; C’est un pays étrange où je fus voyageur.Ah! soutiens-moi le front, la force m’abandonne! Parle, parle, je veux t’entendre jusqu’au bout. Allons, un beau baiser, et c’est moi qui le donne, Un baiser pour ta vie, et qu’on me dise tout.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Quant aux liens qui existent entre les hommes, l’amitié consiste à prêter de l’argent ; mais il est rare d’avoir un ami qu’on puisse aimer assez pour cela.
Se railler de la gloire, de la religion, de l’amour, de tout au monde, est une grande consolation, pour ceux qui ne savent que faire.
Doutez de la vertu, de la nuit et du jour ; Doutez de tout au monde, et jamais de l’amour.
Il est vrai, dira-t-on, qu’il est plus d’une femme Près de qui l’on ne fait, avec un tel moyen, Que se priver de tout et ne conserver rien.
La pensée D’un homme est de plaisirs et d’oublis traversée : Une femme ne vit et ne meurt que d’amour.
Quand les sens apaisés sont morts pour le désir ; Quand, la main à la main, et l’âme à l’âme unie, On ne fait plus qu’un être, et qu’on sent s’élever Ce parfum du bonheur qui fait longtemps rêver.
Le bonheur m’a prêté plus d’un lien fragile ; Mais c’est l’adversité qui m’a fait un ami.
L’éternelle sagesse est l’éternel silence ; Et nous aurons réduit, quand tout sera compté, Le balancier de l’âme à l’immobilité.
Je sus que j’entrais dans un autre monde que celui que je pouvais découvrir de la maison, et aussi que j’étais parti pour un long voyage. Il ne s’agissait plus d’aller en ville, cette fois, mais beaucoup plus loin ; un voyage comme j’en avais jamais fait.

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