La guerre puise en elle même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu’on s’est battu.
Source : Dans Le Monde, 10 janvier 1968.
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La guerre puise en elle même sa propre énergie et sa propre justification. On se bat parce qu’on s’est battu.
Source : Dans Le Monde, 10 janvier 1968.
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La guerre est une chose redoutable.
L’art de la guerre, qui est l’art de détruire les hommes, comme la politique est celui de les tromper, est encore un de ceux où l’art de conjecturer a de quoi s’exercer le plus.
Non, la guerre n’est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d’où sa fécondité nulle.
Les batailles les plus difficiles sont celles que nous livrons contre nous-mêmes.
La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.
L’idée de patrie est liée à l’idée de guerre. Etant donné ce qu’est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
C’est la guerre qui nous a appris à aimer ce qui n’est pas à nous et à compter pour rien ce que nous possédons.
Les séquelles d’une guerre sont plus graves que les combats eux-mêmes.
Nous sommes, chacun de nous, responsables de chaque guerre, à cause de l’agressivité de notre propre vie, à cause de notre nationalisme, de notre égoïsme, de nos dieux, de nos préjugés, de nos idéaux, qui nous divisent.
Le concept de guerre n’apparaît pas proprement avec l’attaque, car celle-ci n’a pas tant pour objectif absolu le combat que la prise de possession de quelque chose. Ce concept apparaît d’abord avec la défense, car celle-ci a pour objectif direct le combat, parer et combattre n’étant évidemment qu’une seule et même chose.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.