La guerre a d’affreuses beautés que nous n’avons point cachées ; elle a aussi, convenons-en, quelques laideurs.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons La guerre a d’affreuses beautés que nous n’avons point cachées ; elle a aussi, convenons-en, quelques laideurs.
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Source vérifiée
Les Misérables (1862), tome 2, livre 1, chapitre 19
Nous ne sommes pas de ceux qui flattent la guerre; quand l’occasion s’en présente, nous lui disons ses vérités.La guerre a d’affreuses beautés que nous n’avons point cachées; elle a aussi, convenons-en, quelques laideurs.Une des plus surprenantes, c’est le prompt dépouillement des morts après la victoire. L’aube qui suit une bataille se lève toujours sur des cadavres nus.
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Dieu est le rédacteur des événements ; l’homme n’en est que le metteur en pages.
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime !
En littérature, Voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
L’homme manque à sa tâche divine : Je cherche un édifice et trouve une ruine.
On s’en va parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur.
Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois !
Nous voulons la paix, nous la voulons ardemment. Nous la voulons absolument. Nous la voulons entre l’homme et l’homme, entre le peuple et le peuple, entre la race et la race, entre le frère et le frère, entre Abel et Caïn.
Beaucoup d’écrivants, peu de lisants ; tel était le monde jusqu’à ce jour. Ceci va changer. L’enseignement obligatoire, c’est pour la lumière une recrue d’âmes. Désormais tous les progrès se feront dans l’humanité par le grossissement de la région lettrée.
Dieu ! Pourquoi l’orphelin dans ses langes funèbres
Dit-il : « J’ai faim. » L’enfant, n’est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qui manque au berceau ?

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