Je fuis le bonheur pour qu’il ne se sauve pas.
Écrivain, 1879-1953Je fuis le bonheur pour qu’il ne se sauve pas.
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Source vérifiée
Jésus-Christ rastaquouère (1920)
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Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve.
C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance.
Se maintenir dans le bonheur est épuisant, alors qu’il n’y a finalement aucun effort à fournir dans la chute. Mais ça ne pouvait pas durer, je devais affronter ma vie.
Toute ma vie, j’ai eu peur d’être abandonner.
Cette indifférence, cette absence de peur jetèrent un pont fragile qui m’éloigna de la mort. La conscience qu’ici on n’allait pas me battre, car ici on ne battait pas, cette prise de conscience engendra de nouvelles forces et de nouveaux sentiments.
Ma vie pourrait s’arrêter, ce qui me fait hurler de peur.
Tout le malheur des hommes vient de ce qu’ils craignent la mort. Si on chasse cette peur, le bonheur revient.
Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
La peur entre dans le cœur de celui qui ignore son destin.
Quelle lâcheté de se sentir découragé du bonheur des autres et d’être accablé de leur fortune.

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