Ce n’est ni la femme ni l’homme qui doivent être idéaux mais ce qu’ils veulent partager ensemble. Une grande histoire d’amour, c’est la rencontre de deux donneurs.
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Le premier jour
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Ce que la femme entend par amour, est assez clair : parfait don (non pas seulement abandon) du corps et de l’âme sans restriction et sans réserve, accompagné plutôt de honte et de terreur à l’idée d’un don conditionnel et casuel.
Elle se disait qu’en amour on n’est pas à la disposition l’un de l’autre, mais qu’on est un cadeau, et qu’on pouvait être un cadeau l’un pour l’autre aussi par lettres.
L’amour qu’elles inspirent à un homme comporte des éloges sans hypocrisie, et qu’il est difficile de ne pas savourer ; mais quand cet homme appartient à une amie, ses hommages causent plus que de la joie, c’est de célestes délices.
Il y a très peu de gens qui ont cette capacité de posséder un don d’amour, c’est-à-dire quelque chose de l’ordre de l’attention, de l’écoute, de l’acceptation inconditionnelle à donner à l’autre, sans contrepartie.
Un homme et une femme libres ont plus de dispositions pour s’estimer que pour s’aimer.
L’amour abstrait c’est le don de soi, la recherche d’un sacrifice basé, aussi paradoxal que cela puisse paraître, sur un égoïsme farouche.
Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois […] On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du cœur.
Un couple épanoui ne s’étiole qu’ailleurs. Ceux qui ne s’étiolent qu’ensemble ne forment pas un couple, mais une imposture.
Pour Dieu Tout-Puissant, ce qui compte, ce n’est pas combien nous donnons, mais combien d’amour nous mettons dans le don.
Se marier, c’est s’unir. S’aimer, c’est se donner.

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