Il faut avoir été longtemps dans la solitude pour en connaître tout le prix.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons Il faut avoir été longtemps dans la solitude pour en connaître tout le prix.
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Pensées, sujets, fragmens
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C’est un grand malheur d’être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
On est dans la solitude, n’importe en quel endroit, dès que l’on ne vit plus avec ce que l’on aime.
On n’a certes pas besoin de compagnie tous les jours, mais la solitude est quelque chose qui croît en vous, peut vous enserrer et vous étouffer comme le lierre.
La solitude, c’est se raconter à soi-même des blagues et les trouver drôles. La solitude, c’est consacrer chacune de ses pensées à l’étude d’un temps qui ne s’écoule plus, ne file plus, n’avance pas, compressé, lourd, minéral, pierreux.
La plus constante de nos occupations ne serait pas de fuir la solitude si la solitude n’était notre plus originaire et plus constante expérience.
Être seul, c’est comme ne plus faire partie de l’espèce humaine.
Ce jour-là, j’ai vu pour la première fois à visage découvert, ma vieille ennemie la solitude, avec qui je fais bon ménage aujourd’hui.
Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d’éternité.
La solitude, pour qui la vit sans mentir, me révèle mon néant, m’enseigne ma vanité, le vide en moi de ma présence.
J’ai cherché la solitude parce que, jamais, je n’ai obtenu de gentillesse d’un être humain sans avoir à en payer pleinement le prix avec mon cœur.

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