J’eus la sensation et le pressentiment que le jour de l’an n’était pas un jour différent des autres, qu’il n’était pas le premier d’un monde nouveau.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons J’eus la sensation et le pressentiment que le jour de l’an n’était pas un jour différent des autres, qu’il n’était pas le premier d’un monde nouveau.
Écrivain, 1871-1922 Image : Otto Wegener, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919), première partie
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Il semble que dans la vie mondaine, reflet insignifiant de ce qui se passe en amour, la meilleure manière qu’on vous recherche, c’est de se refuser.
La vie passe bien plus vite que nous le pensons enfants.
La jalousie finit ainsi faute d’aliments et n’a tant duré qu’à cause d’en avoir réclamé sans cesse.
Pour une femme tout événement, même un deuil, se termine par un essayage.
Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir (…) pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre.
Une femme qu’on aime suffit rarement à tous nos besoins et on la trompe avec une femme qu’on n’aime pas.
La jeunesse une fois passée, il est rare qu’on reste confiné dans l’insolence.
L’espace est un corps imaginaire comme le temps un mouvement fictif.
Quand on se voit au bord de l’abîme et qu’il semble que Dieu vous ait abandonné, on n’hésite plus à attendre de lui un miracle.
La jeunesse est cet heureux temps où l’on devrait plutôt dire qu’on ne doute de rien plutôt que de dire qu’on n’y doute pas de soi.