Ces êtres de dialogue, de partage et de mouvance que nous sommes, vivent de la magie des rencontres, meurent de leur absence.
Image : Ces êtres de dialogue, de partage...

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- L’absence de ceux que nous aimons est le moi de soi - un bannissement mortel.
- L’absence n’est-elle pas pour qui aime la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences ?
- On ne devrait communiquer que depuis l’anéantissement, l’amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
- Notre caractère est déterminé par l’absence de certaines expériences plus encore que par celles que l’on fait.
- Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations.
- On n’existe pas seul, on n’est pas seul à être soi, on est fait d’un tas d’autres. Leur perte déplace notre centre de gravité.
- La vérité était que la vie nous avait jetés aux orties, l’un et l’autre, et c’est toujours ce qu’on appelle une rencontre.
- On dirait qu’au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
- Nous devons apprendre à vivre ensemble en tant que frères ou périr ensemble en tant que fous.
- Vivre ensemble, c’est partager. Le danger, c’est de s’annihiler l’un l’autre.
- Dans les discussions humaines, du milieu des tumultes barbares, montent vers Dieu les aspirations d’âmes solitaires qui se réunissent en lui.
- Il faut douter presque de ce qui se passe de vrai sous nos yeux; à combien plus forte raison de ce qui se dit en notre absence ?
- Ce qu’on dit d’un malheur, qu’il n’arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
- Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu’on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
- L’absence de l’être aimé laisse derrière soi un lent poison qui s’appelle l’oubli.