Emancipation : Changement de tutelle de la tyrannie d’autrui au despotisme de soi-même.
1842-1914Source : Le Dictionnaire du Diable (1911)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Emancipation : Changement de tutelle de la tyrannie d’autrui au despotisme de soi-même.
1842-1914Source : Le Dictionnaire du Diable (1911)
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Malheur à nous, si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté ramène nécessairement un despotisme.
La liberté est un tyran gouverné par ses caprices.
On veut avant tout fonder un Etat juste, et l’on ne s’aperçoit pas que l’on brise la liberté, que l’on fait une révolution sociale et non une révolution politique, que l’on pose la base d’un despotisme semblable à celui des Césars de l’ancienne Rome.
Quel est le sceau de la liberté acquise ? Ne plus avoir honte de soi-même.
La démocratie a deux excès à éviter : l’esprit d’égalité extrême, qui la conduit au despotisme d’un seul, et le despotisme d’un seul qui finit par la guerre.
La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous.
Maudire une République qui vous reçoit, qui vous instruit, qui vous assiste et qui vous soigne, ce n’est pas de la légitime défense, c’est le comble de l’ingratitude.
Une terre de liberté offrait un asile à ceux qui fuyaient la liberté : rien ne prouve mieux le haut prix des institutions généreuses que cet exil volontaire des partisans du pouvoir absolu dans une pure démocratie.
La domination, voire la menace de domination, est une forme de déshumanisation. C’est la forme la plus sordide du pouvoir.
C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.

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