Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu.
Source : Ce que je crois (1966)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu.
Source : Ce que je crois (1966)
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En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui, elle est une charge.
Nous aimons la morale quand nous sommes vieux, parce qu’elle nous fait mérite d’une foule de privations qui nous sont devenues une nécessité.
En vieillissant, on prend conscience de l’impermanence des choses.
Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé.
Prenons garde que la vieillesse ne nous attache plus de rides à l’esprit qu’au visage.
On devrait décorer quiconque atteindrait l’âge de soixante ans. La vanité des hommes est telle, que la plupart d’entre eux, au lieu de courir la gueuse, de boire comme des trous et de faire les polichinelles, pratiqueraient la sobriété, la sagesse et la continence, dans l’espoir de devenir vieux et d’avoir la croix d’honneur.
Savoir vieillir, c’est savoir faire son chemin jusqu’au bout.
Les vieillards vivent dans le passé ; les jeunes gens dans l’avenir ; l’homme mûr et sage dans le présent.
L’âge n’est jamais qu’un rôle dans le théâtre du monde. Les jeunes se veulent plus vieux, les vieux plus jeunes, et tous meurent de n’avoir pas été.
La vieillesse bien comprise est l’âge de l’espérance.

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