Dieu a laissé discuter un ange. Il a eu Satan. L’homme a laissé discuter sa femme. Il a eu la femme.
Romancier, 1882-1944 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Dieu a laissé discuter un ange. Il a eu Satan. L’homme a laissé discuter sa femme. Il a eu la femme.
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Sodome et Gomorrhe, pièce en deux actes. Front. de Christian Bérard
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Dieu s’est fait homme ; soit ! Le diable s’est fait femme !
Dieu a inventé le concubinage. Satan le mariage.
Dieu est le verbe, les hommes les compléments et les femmes les adjectifs, pour faire joli.
Dieu, lui aussi, a essayé de faire des ouvrages. Sa prose, c’est l’homme. Sa poésie, c’est la femme.
Dieu s’exprime à travers toutes choses, le diable seulement à travers l’homme.
A Paris, lorsque Dieu y plante une jolie femme, le diable, en réplique, y plante immédiatement un sot pour l’entretenir.
L’homme propose, dieu dispose, la femme s’interpose.
Que Dieu protège l’homme qui refuse de se marier tant qu’il n’a pas trouvé la femme parfaite… Et que Dieu l’aide bien davantage encore quand il l’aura trouvée.
Nous avons un profil pour Dieu, et l’autre pour le diable.
Dieu voulut résumer les charmes de la femme En un seul, mais qui fut le plus essentiel, et mit dans son regard tout l’infini du ciel.

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