Vous définissez un agréable vol par des négations : vous n’avez pas été détourné, vous ne vous êtes pas écrasé, vous n’avez pas vomi, vous n’êtes pas en retard, la nourriture ne vous a pas rendu malade. Vous êtes donc reconnaissant.
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- La joie est tributaire de la souffrance. La souffrance est partie de la joie. Quand nous avons faim, songez comme la nourriture nous paraît bonne !
- Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l’envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
- Bienheureux si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace : Votre route sera ensoleillée... Bienheureux ceux qui pensent avant d’agir et qui prient avant de penser : Ils éviteront bien des bêtises; .
- Pas trop de zèle. Quand il vous aura pressé, il vous jettera. Rappelez-vous que pour pouvoir se dire heureux, il ne faut rien craindre, ni personne.
- J’en conclus : ce qui ne fonctionne pas est un malheur; ce qui fonctionne est un bonheur. Ou, inversement : le bonheur, c’est ce qui fonctionne.
- Quand vous savez que vous avez de la valeur, vous n’avez pas à élever la voix, vous n’avez pas à devenir impoli, vous n’avez pas à devenir vulgaire; vous êtes juste. Et vous êtes comme le ciel, comme l’air, de la même manière que l’eau est mouillée. Il n’a pas à protester.
- Vous échangez un regard clair pour un printemps, le tour de votre taille pour un tour de fleur, l’audace et le danger pour votre chair sans ombre, vous échangez l’amour pour des frissons d’épées Et le rire inconscient pour des promesses d’aube.
- Vous n’avez pas du tout la figure ni les airs d’un ci-devant-derrière, mais j’aime mieux vous prévenir que je ne saurai pas montrer ma gratitude dans le cas où vos moeurs ne seraient pas d’accord avec ces apparences !
- Celui qui n’a pas peur, qui n’a peur de rien est un imbécile. Ou un désespéré.
- Envoi ce que tu veux, seigneur, donne la joie ou la douleur, je suis content que l’une et l’autre coulent de tes mains. Ne déverse pas l’abondance de la joie ni de la souffrance. C’est entre les deux que se trouve une douce résignation.
- La laideur, c’est rassurant : il n’y a aucun défi à relever, il suffit de s’abandonner à sa malchance, de s’en gargariser, c’est si confortable. La beauté est une promesse : il faut pouvoir la tenir, il faut être à la hauteur.
- Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l’imprudence. Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied.
- Tu n’es pas du tout vertueuse, je ne suis pas du tout jaloux : C’est de se la couler heureuse Encore le moyen le plus doux.
- Il ne faut pas beaucoup de bonne volonté (et vous avez une bonne volonté étonnante, ajouta-t-elle en souriant légèrement) pour découvrir dans chaque crime une passion et, grâce à cette passion, une excuse.