Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Si vous êtes en faveur de votre liberté de parole, cela signifie que vous êtes en faveur de la liberté de parole pour les opinions que précisément vous méprisez. Sinon, vous n’êtes pas en faveur de la liberté d’expression.
Il est tout à fait notable que ce qui s’appelle dans nos sociétés modernes la liberté de parole est quasiment absente des rapports humains en entreprise.
Il ne faut pas croire tout ce qu’on nous dit de ceux qui ne pensent pas comme nous.
Ce n’est pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu’on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
La liberté de parole ne fait qu’exprimer, pour le meilleur et, plus fréquemment pour le pire, ce qui est tapi dans le corps et la conscience de l’homme, dénaturé par des siècles d’inhumanité.
Le mot liberté ne peut pas être chanté sur la même note par tout le monde.
La liberté ne s’apprend pas, certains sont taillés pour et d’autres non.
La liberté de conscience, c’est de ne pas payer un curé quand on ne va pas à la messe.
La liberté du critique, ce n’est pas de refuser le parti (impossible !), c’est de l’afficher ou non.
Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger « comme il faut ».

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