Je commence par vous souhaiter une heureuse année, mon cher cousin.
Écrivaine, 1626-1696Je commence par vous souhaiter une heureuse année, mon cher cousin.
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Source vérifiée
Lettres de Madame de Sévigné, au comte de Bussy, 6 janvier 1689 (jour des Rois)
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Je commence par vous souhaiter une heureuse année, mon cher cousin …
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L’amitié est l’ombre de la soirée, qui augmente avec le crépuscule de la vie.
Amitié : Seul sentiment que l’âge renforce. On peut badiner avec l’amour mais pas avec l’amitié. Car, contrairement au premier, la seconde n’est pas dévastée mais embellit par l’augmentation de l’espérance de vie.
Insensés avec les fous, justes et sages avec les amis de la sagesse et de l’équité, nous prenons le caractère de ceux qui nous environnent.
L’amitié, c’est un toit pour t’abriter, c’est un mur pour t’appuyer, c’est un feu pour te réchauffer, c’est un trésor pour t’enrichir.
Nous avons donc grandi ensemble comme une double cerise, semblant séparée, mais pourtant une union en cloison, deux jolies baies moulées sur une seule tige.
La marge, c’est ce qui fait tenir les pages ensemble.
Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s’ennuient point d’être ensemble, c’est qu’ils parlent toujours d’eux-mêmes.
Rien, cependant, n’est plus éloigné de l’amitié que le rapport maître-élève. L’ami n’est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n’est pas un enseignement. C’est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C’est une convergence dans la vérité.
Les amis : une famille dont on a choisi les membres.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble… C’est la meilleure façon de s’aimer.