Chaque être humain se nourrit de violence, de la démonstration de son pouvoir sur son prochain.

Chaque être humain se nourrit de violence, de la démonstration de son pouvoir sur son prochain.

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Source secondaire
L'Échiquier du mal (1989), tome 1, chapitre 1, p. 30
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Tout pouvoir est une violence exercée sur les gens.
La soumission du peuple n’est jamais due qu’à la violence et à l’étendue des supplices.
La violence engendre la violence.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre.
On accepte la violence parce que tous les grands changements sont basés sur la violence et l’on confère à la force une obscure vertu morale.
Un pouvoir illimité entre les mains de personnes bornées mène toujours à la cruauté.
Plus le pouvoir tend à s’exercer de manière souveraine, absolue, plus il est hanté par une violence interne autodestructrice.
La violence animale naît de l’altération des lois de la nature, alors que la violence humaine naît de leur transgression dans la parole et la civilité.
La violence est véritablement fille de l’impiété et le bonheur que les hommes désirent et souhaitent de tous leurs vœux vient de la santé de l’esprit.
Pour qu’un groupe humain perçoive sa propre violence collective comme sacrée, il faut qu’il l’exerce unanimement contre une victime dont l’innocence n’apparaît plus, du fait même de cette unanimité.

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