Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
Philosophe, 1048-1131Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Ceux qui ont embrassé science et littérature Ont récité leur fable et se sont endormis.
Philosophe, 1048-1131Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Le sommeil dévore l’existence, c’est ce qu’il y a de bon.
Le rêve est l’aphorisme du sommeil.
Le sommeil ressemble à l’art, lui aussi nous abrite de la réalité et nous délivre des limites de notre moi.
Le sommeil de la raison engendre des monstres.
Quand on aime la vie, on dort.
Ecrire n’est-ce pas se lever au milieu de la nuit, parmi les choses réelles et irréelles, proches et étrangères, aller jusqu’au bout de sa folie, troubler le sommeil des gisants, annoncer l’aube ?
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d’un côté, et l’amour de l’autre.
Nous sommes faits de la vaine substance dont se forment les songes, et notre chétive vie est environnée d’un sommeil.
La nuit, la raison dort, et simplement les choses sont. Celles qui importent véritablement reprennent leur forme, survivent aux destructions des analyses du jour. L’homme renoue ses morceaux et redevient arbre calme.
Lire, rêver, dormir : ces trois grandes jouissances de la vie consistent à s’absenter de la vie.

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