Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage à demain, si on ne vous paie pas le salaire d’aujourd’hui.
1900-1977Source : Spectacle (1951)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage à demain, si on ne vous paie pas le salaire d’aujourd’hui.
1900-1977Source : Spectacle (1951)
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Travaille, tu dois payer ta vie par tes travaux. Le paresseux fait un vol à la société.
Exerce, exerce tes forces, et ce qui aujourd’hui te coûte des efforts deviendra demain machinal.
Le temps c’est de l’argent… Gaspillez-le maintenant. Payez-le plus tard !
Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.
Remets à demain ton repas, mais non ton travail.
Ah ! La volupté de régler tout dans la journée et d’aller se coucher sans qu’aucun papier en souffrance ne traîne sur le bureau, sans devoir un franc à personne et – mais c’est beaucoup plus rare – sans que personne ne vous doive un franc !…
Si vous ne changez pas ce que vous faites aujourd’hui, tous vos lendemains ressembleront à hier.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
Faire la moitié du travail. Le reste se fera tout seul.
Avec la solde de vos quatre-vingts bourreaux, vous paierez six cents maîtres d’école.

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