La beauté du silence et le silence de la beauté, deux conjectures qui rendent la poésie possible.
Source : Les Affreurismes (2005)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La beauté du silence et le silence de la beauté, deux conjectures qui rendent la poésie possible.
Source : Les Affreurismes (2005)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La poésie, c’est quand le silence prend la parole.
La poésie introduit juste ce qu’il faut de silence pour troubler le vacarme.
Tout poème doit son caractère proprement poétique à la présence, au rayonnement, à l’action transformante et unifiante d’une réalité mystérieuse, que nous appelons poésie pure.
En voici un autre qui n’est pas près d’aimer : chaque fois qu’un poème est simple, il se demande si c’est de la poésie.
La poésie commence à sourdre lorsqu’elle croise les méandres de l’existence du poète. Elle est réponse au vide, à l’immensité, à l’inquiétude intérieure qui nous habite lorsque, soudain, tout se tait et qu’il faut traduire le silence.
La beauté est un doux murmure. Elle parle en notre esprit. Sa voix cède à nos silences comme une faible lumière qui tremble de peur devant l’ombre.
Le poème vit aux dépens du poète. Ce que nous raconte l’œuvre, ce n’est pas le poète, c’est le poème. Non pas le poète qui écrit mais le langage qui ressuscite, qui projette, recrée et qui l’annule en tant qu’être humain. L’œuvre dissout le petit je.
La poésie écrite est invisible, la poésie peinte a une apparence visible.
C’est une condition de la beauté littéraire : il faut choisir des mots qui ajoutent à la pensée.
Le silence est aussi plein de sagesse et d’esprit en puissance que le marbre non taillé est riche de sculpture.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.