On aurait grand tort de se croire sourd lorsque, à l’écoute incessante de soi-même, on n’entend rien. La vacuité, elle, n’est justiciable d’aucune prothèse.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons On aurait grand tort de se croire sourd lorsque, à l’écoute incessante de soi-même, on n’entend rien. La vacuité, elle, n’est justiciable d’aucune prothèse.
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Auto-psy d'un bon vivant
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Ce qu’on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C’est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse.
Ecoutez ce silence, quel grand fracas il porte en lui ; et rien ne sert de se couvrir les oreilles.
Il n’y a plus de sourds dont les oreilles, volontairement ou non, sont assez fermées pour ne pas entendre le cri de l’humanité contre la guerre.
Ne pas être entendu n’est pas une raison pour garder le silence.
Il faut toujours se faire entendre ; mais il ne faut pas tout dire : celui qui dit tout dit peu de choses, car à la fin on ne l’écoute plus.
Nous sommes des sourds-muets qui rêvons du plus beau langage alors qu’un seul mot nous ne savons le reconnaître. La vie d’un homme est un misérable balbutiement dans le désert…
Tout est écrit dans les sons. Le passé, le présent et le futur de l’homme. Un homme qui ne sait pas entendre ne peut écouter les conseils que la vie nous prodigue à chaque instant. Seul celui qui écoute le bruit du présent peut prendre la décision juste.
Le silence n’est que l’ombre que le langage porte. Comme la conscience n’est que la chambre d’écho du langage dans le résonateur du crâne.
Le silence devient lâcheté lorsque l’occasion exige de dire toute la vérité et d’agir en conséquence.
Le sage ne peut pas dire ce qu’il vaut mieux taire.

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