L’art de vivre, il faut toute la vie pour l’apprendre ; et ce qui vous surprendra peut-être davantage, toute la vie il faut apprendre à mourir.
Homme d'État Image : I, Calidius, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons L’art de vivre, il faut toute la vie pour l’apprendre ; et ce qui vous surprendra peut-être davantage, toute la vie il faut apprendre à mourir.
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De la brièveté de la vie
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La vie doit être une éducation incessante ; il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir.
Seul penser la mort apprend à vivre ; ce qui se lit aussi à l’envers : seul penser la vie apprend à mourir.
On apprend à vivre, comme on apprend à philosopher ou à faire la cuisine. Et le meilleur éducateur de la vie, c’est la vie elle-même et l’expérience qu’on peut en tirer…
Une vie : on fait le con jusqu’au moment où on fait le mort.
La science dit : « Nous devons vivre » et cherche le moyen de prolonger, approfondir, faciliter et amplifier la vie, de la rendre tolérable et acceptable. La sagesse dit : « Nous devons mourir » et cherche comment nous faire bien mourir.
La mort, c’est la vie… Et vous savez pourquoi nous mourons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir.
On devrait avoir deux vies : une pour apprendre, l’autre pour vivre.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
La vie est une succession de leçons qui doivent être vécues pour être comprises.
Si l’on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C’est l’idée de la mort qui nous talonne. C’est la hantise et le désir de l’homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l’art.

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