L’amour, ça tient du baromètre, ça peut descendre ou remonter.
Écrivain, 1911-1996L’amour, ça tient du baromètre, ça peut descendre ou remonter.
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Le démon de minuit
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L’amour ne monte pas ; mais il peut regarder en bas.
L’amour, c’est comme un oiseau Ca voyage très loin, ça tombe de très haut.
L’amour, ça ne klaxonne pas avant d’entrer ! ça se pointe, ça s’impose, ça force les barrages.
On s’aimera tant qu’on s’aimera ; avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s’installe dans la durée sans qu’on en ait conscience.
L’amour, c’est ce qui se passe dans cet objet vers lequel nous tendons la main par notre propre désir, et qui, au moment où notre désir fait éclater son incendie, nous laisse apparaître un instant cette réponse, cette autre main qui se tend vers nous comme son désir.
L’amour est de toute évidence un liquide : ce qui explique, dans une certaine mesure, sa tendance bien connue à déborder.
L’amour est comme un arc-en-ciel : il faut avoir essuyé des pluies pour l’apercevoir.
L’amour est l’escalier qui mène au ciel, la foi en est le garde-fou.
Voûtes, puissances des genoux, que l’amour pense avec bonheur, lorsque vous existez debout, et dans la retenue du cœur.
Au soir de cette vie, vous serez jugés sur l’amour.

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