Un amour adultère et un amour conjugal étaient comme deux jumeaux que la vie n’a pas pareillement comblés.

Un amour adultère et un amour conjugal étaient comme deux jumeaux que la vie n’a pas pareillement comblés.

Partager sur
Source vérifiée
La conversation amoureuse
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le mariage est une chose et l’amour en est une autre. L’amour passe et le mari reste.
Pour deux amants, s’aimer du même amour est le premier bonheur, le second est de cesser de s’aimer en même temps.
L’amour seul est désintéressé, tandis que le mariage ne l’est jamais.
Et l’amour, c’est deux malheurs Qui ensemble font un bonheur.
Désir de vivre à deux et peur du couple : les amants s’installent de plain-pied dans cette contradiction impossible. On veut être ensemble, mais pas encore, pas complètement et d’une manière qui ne soit jamais définitive.
Une tromperie bien intentionnée n’accroît-elle pas toujours l’affection ? Les maris ne sont jamais plus affectueux qu’après l’adultère occasionnel si indispensable à une vie conjugale bien équilibrée.
Le concept même du mariage est une aberration. Il est impossible que ça marche, sauf dans le cas où il s’agit de deux hommes aimant tous deux le base-ball et ayant des revenus séparés.
L’homme et la femme entendent chacun quelque chose de différent par le terme amour – et il appartient aux conditions de l’amour chez les deux sexes que l’un ne présuppose pas chez l’autre le même sentiment, la même notion d’amour.
Les liens du mariage n’empêchent pas les vies décousues.
L’amour est gâché non seulement par le mariage, mais par la seule possibilité du mariage. Le spectre du mariage, agitant ses chaînes – les chaînes du mariage, il va sans dire ! – empoisonne tout amour avec une jeune fille.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.