J’aimerais autant ne pas être que de vivre dans la crainte et le respect devant un être semblable à moi.
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons J’aimerais autant ne pas être que de vivre dans la crainte et le respect devant un être semblable à moi.
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12 Livres de William Shakespeare
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J’essaie de ne jamais être gouverné par la peur ; c’est comme ça que je choisis les choses.
Je fuis le bonheur pour qu’il ne se sauve pas.
Je sens au moins que quiconque aime autant que moi la solitude doit craindre de s’y préparer des tourments.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
C’est peut-être la solitude morale – à quoi j’aspire – qui me fait admirer les traîtres et les aimer.
J’ai appris à être moi-même – à l’être exclusivement -, et à tenir à distance tous ceux qui, nourris de préjugés, tenteraient d’interférer dans ma vie. Faites de même. Soyez toujours vous-même.
Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
Rien n’est plus méprisable que le respect basé sur la peur.
Ma plus grande victoire a été d’apprendre à m’accepter en tant que personne, avec tous mes défauts… Je suis loin de ressembler à l’être humain que j’aimerais être. Mais j’ai décidé que je n’étais pas si mal, après tout.
J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.

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