La victoire a toujours autant de pères que la défaite est orpheline.
55-120Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline.
La victoire n’est rien, mon garçon, la victoire ne laisse pas de traces, c’est un assouvissement passager. La vie, c’est la défaite.
L’amour d’un père — et d’une mère bien entendu — pour son enfant est voué dès le départ au renoncement, aux déceptions, cela veut dire que les parents doivent grandir avec leurs enfants, en même temps qu’eux.
Quand on défie la mort, on ne gagne qu’en perdant définitivement.
Dans une guerre, la victoire même est une défaite.
Telle est l’ingrate position du père au sein de la famille : pourvoyeur pour tous, ennemi de tous.
Les peuples apprennent plus d’une défaite que les rois de la victoire.
L’épreuve est éphémère, mais la victoire est permanente.
L’adversité fait cesser l’envie, il est vrai, et non pas la haine. On hait toujours ses ennemis, à quelque état de faiblesse qu’ils soient réduits.
La naissance est le lieu de l’inégalité. L’égalité prend sa revanche avec l’approche de la mort.

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