Les peuples apprennent plus d’une défaite que les rois de la victoire.
Source : Lettre à Charles-Albert
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les peuples apprennent plus d’une défaite que les rois de la victoire.
Source : Lettre à Charles-Albert
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. D’ailleurs que fait-on d’autre ? C’est auprès d’elle que l’on puise ses vraies ressources, que l’on sublime ses revanches.
Une défaite ne peut-être que le prélude à un revirement alors que la victoire tend à nous encourager à garder le même comportement. La défaite est novatrice, la victoire est conservatrice.
Une victoire racontée en détail, on ne sait plus ce qui la distingue d’une défaite.
Les gens faibles se vengent. Les gens forts pardonnent. Les gens intelligents ignorent.
Si l’on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite.
Il est souvent telle victoire Qui, loin de l’augmenter, affaiblit notre gloire.
Il faut, quand le combat s’engage, que les uns soient vaincus, les autres vainqueurs. Mais je n’hésite pas à dire que, des deux côtés, ceux qui meurent au champ de bataille ne sont pas compris dans la défaite, et ont tous également la victoire.
Ce qui abrutit le peuple, ce n’est pas le défaut d’instruction, mais la croyance en l’infériorité de son intelligence. Et ce qui abrutit les « inférieurs » abrutit du même coup les « supérieurs ».
Victoire… défaite… ces mots n’ont point de sens. La vie est au-dessous de ces images, et déjà prépare de nouvelles images. Une victoire affaiblit un peuple, une défaite en réveille un autre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.