Un supplice bien réussi justifie la justice, dans la mesure où il publie la vérité du crime dans le corps même du supplicié.
Philosophe, 1926-1984Un supplice bien réussi justifie la justice, dans la mesure où il publie la vérité du crime dans le corps même du supplicié.
Philosophe, 1926-1984Partager sur
Source secondaire
Surveiller et punir (1975), p. 54-55
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La justice renferme en soi toute vertu.
Un crime n’est véritablement un chef-d’œuvre que si l’auteur reste impuni. D’autre part, l’impunité n’est complète que si la justice condamne un faux coupable.
La justice est une idée d’avare.
Il est de la justice de prendre vengeance d’un crime ; mais c’est une vertu de ne pas se venger.
Si la justice se présentait toujours sous l’apparence du courage, il y aurait plus de justice.
En vieillissant, on s’aperçoit que la vengeance est encore la forme la plus sûre de la justice.
Depuis quand la justice se soucie-t-elle du bien-être des victimes ? La justice punit le coupable, mais quelle énergie insuffle-t-elle à la victime pour lui permettre de revivre ? Aucune !
La plus glorieuse des victoires est d’être vaincu par la justice.
Le fondement de la justice est la bonne foi, c’est-à-dire le respect de notre parole, et l’inviolable fidélité à nos engagements.
Pourtant, il aurait préféré la vérité à la justice.

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