C’est un stoïque des grandes circonstances, que désemparent facilement les petits tracas de la vie courante.
Écrivain, 1867-1942C’est un stoïque des grandes circonstances, que désemparent facilement les petits tracas de la vie courante.
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Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux (1920), Fantômes et Vivants, chapitre V
… La voix des crieurs de journaux annonçant le duel Drumont-Meyer parvenait jusqu’à sa chambre et il me le fit remarquer, ajoutant que ce n’était pas une erreur de l’ouïe due à la fièvre. Pas un mot de colère.C’est un stoïque des grandes circonstances, que désemparent facilement les petits tracas de la vie courante.
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Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures. Tout est si bien réglé, si bien engrené, si bien étiqueté, que le hasard n’est plus possible.
C’est là, dans le va-et-vient des jours et le fouillis des non-dits, que la vie perd le sens des choses profondes et se réfugie dans le superficiel et le faux-semblant.
Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension ; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
C’est un des mystères attachés à la condition humaine, et la définition de sa folie essentielle, que le domaine de l’inexistant ait presque toujours la part la plus belle par rapport au domaine de l’existant.
C’est si doux, les vieilles habitudes, même celles qui vous oppriment. Plutôt un malheur familier que ces nouveautés insolites, et cet effort encore pour comprendre, lorsqu’on atteint, rompu, la fin de la journée.
Le monde est généralement conduit par des sots qui ne comprennent pas grand-chose à la vie et aux hommes, qui prennent des décisions à tâtons, moyennant quoi tout va cahin-caha, ponctué, si l’on peut dire, de catastrophes « moyennes ».
Il y a des moments de la vie où une sorte de beauté naît de la multiplicité des ennuis qui nous assaillent…
À notre insu, de nombreux facteurs tourbillonnent autour de nous et déterminent les incidents qui parsèment notre vie.
C’est un grand bien que la simplicité qui se borne au nécessaire, parce qu’elle ôte à la fois et le désir et le souci du superflu.
La vie est pleine de surprises et de répétitions. Osons les surprises pour éviter les répétitions.

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