C’est une sottise de croire qu’un charme puisse naître d’une volonté.
Source : Tout le monde devrait écrire (2006)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
C’est une sottise de croire qu’un charme puisse naître d’une volonté.
Source : Tout le monde devrait écrire (2006)
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Un charme est ce qui subjugue, plutôt que ce qui plaît.
Le charme, c’est ce qui fait dire oui à qui hésite encore.
Le charme, parce qu’il est magique, est indéfinissable : en concurrence avec la beauté, il la surpasse souvent par cette énigme qui le nimbe : « Un je ne sais quel charme encor vers vous m’emporte ».
La volonté peut et doit être un sujet d’orgueil bien plus que le talent. Si le talent a son germe dans une prédisposition cultivée, le vouloir est une conquête faite à tout moment sur les instincts, sur les goûts domptés, refoulés, sur les fantaisies et les entraves vaincues, sur les difficultés de tout genre héroïquement surmontées.
N’est-ce pas vouloir détrôner la perfection que d’essayer à tuer les charmes de la mémoire et les espérances qui survivent à un amant perdu, précisément parce qu’il n’a réveillé que des désirs, tout ce que l’amour a de plus beau, de plus séduisant.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu’une volonté s’y trouve déjà.
La stupeur convient au désir. Le désir ne peut naître qu’en s’en délivrant peu à peu, et non point en en étant délivré.
On en vient à aimer son désir et non plus l’objet de ce désir.
Non, non : la constance n’est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l’avantage d’être rencontrée la première ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu’elles ont toutes sur nos cœurs.
Ce n’est pas la taille qui compte, c’est la volonté et la ténacité.

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