Le seul vrai voyage, comme le dit Proust, ne consiste pas à aller vers de nouveaux paysages mais à voir l’univers avec les yeux et les oreilles d’un autre, et que c’est par l’art que nous volons vraiment d’étoiles en étoiles.
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- Le temps n’appartient à personne Ballet d’étoiles Insaisissables Instant présent tu es l’essence Du voyage.
- On ne quitte jamais vraiment son foyer. Je crois qu’on charrie les ombres, les rêves, les peurs et les monstres de sa maison sous la peau, qu’on les transporte, blottis dans le coin de ses yeux et jusque dans le cartilage des lobes de l’oreille.
- Est, ouest, sud ou nord, il n’y a pas de différence. Peu importe votre destination, assurez-vous seulement de faire de chaque voyage un voyage intérieur. Si vous voyagez intérieurement, vous parcourrez le monde entier et au-delà.
- On voyage car on veut voir, on veut nourrir nos yeux avant que ceux-ci ne se ferment, et pour se prouver qu’on les a nourris, on photographie.
- Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres.
- Les étoiles mesurent pour nous les vraies distances. La vie paisible, l’amour fidèle, l’amie que nous croyons chérir, c’est de nouveau l’étoile polaire qui les balise...
- Le seul véritable voyage n’est pas d’aller vers d’autres paysages, mais d’avoir d’autres yeux.
- Le plus grand explorateur sur cette terre ne fait pas d’aussi longs voyages que celui qui descend au fond de son coeur et se penche sur les abîmes où la face de Dieu se mire parmi les étoiles.
- Seule la réalité est capable d’éveiller l’oeil, de l’arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l’acte conscient de voir, au regard.
- Quand j’imagine la Terre avec mon télescope intérieur chaque rire, pleur et cri de douleur, chaque pensée, rêve et sentiment est un atome de ce monde en expansion. Autant dire que c’est un sacré bazar, essayez d’imaginer une mappemonde avec ça.
- L’art de la photographie offre un beau symbole. On «prend» le paysage, ou le phénomène, ou le visage. Et l’on développe. Mais ce qui a eu besoin de lumière, d’exposition, ne pourra se «rendre» que dans l’obscurité.
- Vous avez beau dire que vous n’avez plus de visage à offrir à M. Pigal (qui allait à Ferney, pour la statue de Voltaire); le génie, tant qu’il respire, a toujours un visage que le génie, son confrère, sait bien trouver.
- La rage de comprendre se transforme en plaisir d’explorer, la nécessité de fouiller l’enfer pour y trouver un coin de paradis se mue en aptitude à rencontrer des insuffleurs d’âmes.
- Dans nos coeurs, de ses feux, de ses flèches cruelles, de son souris malin l’Amour naît tout armé : Hélas ! De tant d’attraits à peine est-on charmé Qu’il médite déjà l’usage de ses ailes.