Le sage, qui voit de sang-froid tous les siècles, et même le sien, pense que les hommes y sont à peu près semblables.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Le sage, qui voit de sang-froid tous les siècles, et même le sien, pense que les hommes y sont à peu près semblables.
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Oeuvres de d'Alembert
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L’on a remarqué que la plupart des hommes sont, dans le cours de leur vie, souvent dissemblables à eux-mêmes, et semblent se transformer en des hommes tout différents.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu’on partage ou qu’on approuve leur folie.
Un homme reste toujours un homme et, bien que nonagénaire, j’ai parfois des montées de sève. (…) Elles ne voient en moi qu’un inoffensif vieux bonhomme exhibant un inoffensif vieux pénis qui a, de temps à autres, la folie des grandeurs.
L’homme le moins sage croit toujours avoir la sagesse.
Les songes des hommes appartiennent à Dieu.
L’homme sage cherche la connaissance, le fou suit le rapport des autres.
Il arrive à chacun de se croire un surhomme tant qu’il ne s’est pas aperçu qu’il est en même temps mesquin, impur et perfide.
La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents.
Un homme qui digère mal, et qui est vorace, est peut-être une image assez fidèle du caractère d’esprit de la plupart des savants.
Chez l’homme, le Beau n’est qu’une flatteuse exception, une chimère à laquelle il s’efforce de croire.

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