Quand on ne sait pas, on ne se pose pas trop de questions, mais quand on commence à disposer d’un début d’explication, on veut à tout prix tout savoir, tout comprendre.
ÉcrivainQuand on ne sait pas, on ne se pose pas trop de questions, mais quand on commence à disposer d’un début d’explication, on veut à tout prix tout savoir, tout comprendre.
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Les Thanatonautes (1994), p. 150
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Mais savoir n’est pas nécessairement un bienfait. On peut savoir et ne rien comprendre à ce qu’on sait. Seulement comment comprendre quand on ne sait rien ?
Quand on se révèle capable en une chose et l’on comprend bien une question, on peut être sûr d’en comprendre beaucoup d’autres.
Pour apprendre quelque chose aux gens, il faut mélanger ce qu’ils connaissent avec ce qu’ils ignorent.
Savoir, c’est savoir que tu ne sais rien. Tel est le sens de la vraie connaissance.
Une fois pour toutes, il y a beaucoup de choses que je ne veux point savoir. La sagesse trace des limites, même à la connaissance.
On se lasse de tout, sauf de connaître.
Comprendre ne peut être qu’une longue construction ; dire que l’on n’a pas compris, c’est faire preuve d’une vive intelligence. Comprendre qu’on n’a pas compris, c’est ce qu’il y a de plus difficile à admettre.
Pour apprendre quoi que ce soit, commencer par y trouver un sens.
En littérature, tout est ainsi donné à comprendre, et pourtant, comme dans notre vie même, il n’y a pour finir rien à comprendre.
Ce qui importe est de continuer d’apprendre, pour profiter du défi, et de tolérer l’ ambiguïté. En fin de compte, il n’y a pas de réponses certaines.

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