La pudeur n’est le plus souvent qu’une question d’éclairage.
Source : Le Hérisson vert (1970)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La pudeur n’est le plus souvent qu’une question d’éclairage.
Source : Le Hérisson vert (1970)
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On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
Il est plus intelligent d’allumer une toute petite lampe, que de te plaindre de l’obscurité.
Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
Quand on se place à contre-courant, il y a toujours de la lumière.
Il y a dans le regard du désordre cette hirondelle de menthe et de genêt qui fond pour toujours renaître dans le raz-de-marée de ta lumière.
Dans les allées des parfums, l’éclairage est feutré. Privilégier l’odorat. Dans les allées des maquillages, l’éclairage est vif. Privilégier la vue. Partout, la musique est nulle. Privilégier la surdité.
L’expérience n’est pour l’ignorant qu’une lumière vacillante et trompeuse. Le savant seul en profite.
Les plaques d’amiante, la bakélite noire comme la nuit, les peintures glacées captent la lumière des yeux, elle se nourrissent de cette lumière.
L’expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n’éclaire que le chemin parcouru.
L’homme boit la lumière avec l’atmosphère. Ainsi le peuple a raison de dire que l’air de la nuit est malsain pour le travail.

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