Les promesses retiennent mieux les hommes que les bienfaits ; pour eux l’espérance est un câble et la reconnaissance un fil.

Source : Bluettes et boutades (1846)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les promesses retiennent mieux les hommes que les bienfaits ; pour eux l’espérance est un câble et la reconnaissance un fil.

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La reconnaissance de la plupart des hommes n’est qu’une secrète envie de recevoir de plus grands bienfaits.
Les hommes parlent de la victoire comme d’une chance. C’est le travail qui fait la victoire.
L’homme de cœur est celui qui se fie jusqu’au bout à l’espérance. Désespérer, c’est lâcheté.
À tout être humain ont été concédées deux qualités : le pouvoir et le don. Le pouvoir conduit l’homme à la rencontre de son destin ; le don l’oblige à partager avec les autres ce qu’il y a de meilleur en lui.
L’espoir est une force morale génératrice d’autres forces permettant de triompher des plus durs obstacles.
La dureté du destin encourage celle des hommes.
Mais l’homme honnête et sensible profite avec reconnaissance des bienfaits qu’on lui accorde, et jouit encore longtemps après du plaisir de les avoir reçus.
Le réel quelquefois désaltère l’espérance. C’est pourquoi, contre toute attente, l’espérance survit.
La vraie politesse n’est que la confiance et l’espérance dans les hommes.
L’amour enfanté par les désirs est une espérance, et celui qui succède à leur satisfaction est la réalité.

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