Le Progrès est nécessairement infini, comme ces serments d’amour, plus qu’hier et bien moins que demain.
ÉcrivainSource : Kiosque (2019)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le Progrès est nécessairement infini, comme ces serments d’amour, plus qu’hier et bien moins que demain.
ÉcrivainSource : Kiosque (2019)
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Éternité ! Éternité ! Voilà l’aspiration par excellence ; la soif d’éternité est ce qui s’appelle amour parmi les hommes ; qui aime autrui veut s’éterniser en lui. Ce qui n’est pas éternel n’est pas non plus réel.
L’amour ne veut pas la durée ; il veut l’instant et l’éternité.
N’est-ce pas là l’éternité ? Cette poussée soudaine d’une âme en nous et ce départ pour un monde qu’on ne possède qu’à deux.
L’amour est manque bien plus que plénitude, l’amour est plénitude du manque.
Il est plus important d’aimer tous les jours que de promettre d’aimer pour toujours.
Un tête-à-tête permanent avec Dieu, dans cette vie, serait accablant. Il faut à l’amour un peu d’absence.
Dans le réel, la plénitude se refusera toujours, mais le chemin de la nostalgie et de la liberté est infini et ne sera jamais mesuré par notre pas.
L’amour éternel relève du hasard ou de la mort prématurée.
Qu’un homme meure demain, après – demain ou plus tard encore… Cela ne change rien. Car si dieu n’existe pas, alors cette vie… La moindre des secondes qui la composent… Représente tout ce que nous possédons.
Etre juste une heure de temps, vaut mieux qu’adorer Dieu durant soixante années consécutives.

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