La possession des richesses a des filets invisibles où le cœur se prend insensiblement.
Écrivain, 1627-1704La possession des richesses a des filets invisibles où le cœur se prend insensiblement.
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Oraisons funèbres
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C’est le cœur qui témoigne de la richesse d’un homme. Il est pauvre ou riche non selon ce qu’il possède mais selon qui il est.
L’argent n’a point de cœur, n’a point de race ; mais il y a des cœurs qui ne battent que pour lui, et des peuples qui règnent par sa surabondance.
L’argent dont on dit tant de mal, remplit tout au moins un rôle bienfaisant : celui de distraire des misères du cœur.
Une grande beauté, une force formidable, de grandes richesses ne sont pas vraiment d’un grand intérêt ; un cœur juste surpasse tout cela.
Cette disposition à ne vivre qu’avec son propre cœur et ses illusions n’est autre chose qu’une crapule délicate.
Ventre vide n’est pas toujours propre à donner du cœur.
On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
Las, où est maintenant ce mespris de fortune ? Ou est ce cœur vainqueur de toute adversité […] ?
L’ingratitude est l’indépendance du cœur.
L’illusion des avares est de prendre l’or et l’argent pour des biens, au lieu que ce ne sont que des moyens pour en avoir.

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