La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action.
Philosophe, 384-322La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action.
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Éthique à Nicomaque
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La politique, c’est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l’avenir, c’est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
L’action politique est de soi impure parce qu’elle est action de l’un sur l’autre et parce qu’elle est action à plusieurs.
La politique est l’art d’arriver par n’importe quels moyens à une fin dont on ne se vante pas.
En politique ce n’est rien décider que de se décider en fonction ou en faveur de ce qui n’a aucune chance d’arriver. En d’autres termes, une solution politique réalisable offre toujours des inconvénients. Si donc on l’écarte sous ce prétexte, on n’en retiendra jamais aucune.
La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles.
La valeur d’une idée politique ne doit pas être jugée d’après son degré de vérité, mais d’après l’action qu’elle exerce.
La politique est l’art d’oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit.
La politique a ses impératifs et ses impérators.
La politique ne se résume pas au choix d’un candidat aux élections, c’est une manière de vivre.
En politique, il n’y a pas d’hommes, mais des idées ; pas de sentiments, mais des intérêts ; en politique, on ne tue pas un homme : on supprime un obstacle, voilà tout.

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