Le poète m’aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
PoèteLe poète m’aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
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L'enigme du retour
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Je vois que toujours la souffrance engendre une plus grande connaissance de la vérité que la sérénité de tous les sages. Ce que je sais, ce sont des malheureux qui me l’ont appris ; ce que j’ai vu, c’est le regard de la douleur qui me l’a montré.
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
C’était là le point délicat à trancher ; et l’amour, qui est la suprême sagesse et la suprême grandeur d’âme quand il est sincère et profond, le trancha résolument dans l’âme de mon père.
Je connus tout, y compris une douleur inattendue, très cuisante, et qui ressemblait beaucoup à l’âcre frisson de l’amour-propre blessé.
Il n’est pas de douleur plus grande que de se souvenir des temps heureux dans la misère.
La douleur est la monnaie de toute félicité.
La pitié, plus que tout autre sentiment, est une émotion cultivée ; c’est un enfant qui en aura le moins. La pitié provient de la mémoire de l’homme, des dépôts successifs de l’expérience, de l’angoisse et de la douleur de la vie.
La souffrance a été plus forte que tout autre enseignement et m’a appris à comprendre ce qu’était votre cœur. J’ai été tordu et cassé, mais – j’espère – dans une meilleure forme.
La douleur embellit l’écrevisse.
Et je lui souris. Pas le sourire standard de l’hypermarché ; le sourire que son fils m’a rendu, ce sourire qui chasse les peurs, les remords et les drames, qui réenchante le monde et détourne le malheur vers les méchants et les tristes. Mon sourire de fée.

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