Hé, momille, bonjour ! Comment va la famille ? Le papa, la maman ?… Tu pleures, jeune fille ? Qu’a Momille ?
Source : Inattentions et sollicitudes (1894)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Hé, momille, bonjour ! Comment va la famille ? Le papa, la maman ?… Tu pleures, jeune fille ? Qu’a Momille ?
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Oh ! L’amour d’une mère ! Amour que nul n’oublie ! Pain merveilleux qu’un dieu partage et multiplie ! Table toujours servie au paternel foyer ! Chacun en a sa part et tous l’ont tout entier !
Mariez-vous ; je vous crie que la famille est le port. On vous l’a dit trop tôt, je ne vous le dis pas trop tard. On a l’âge que l’on paraît avoir. Faites un mariage d’amitié pour avoir des enfants. L’amour ne procrée guère.
La mère : Tu sais ce que c’est le mariage, petite ?
La fiancée : Je le sais.
La mère : C’est un homme, des enfants, et un mur épais de deux mètres entre toi et tout le reste.
Aimez-la bien, la sœur aînée, retenez-la dans votre nid : C’est pour vous qu’elle nous est née ; Et votre père la bénit.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C’est dans son sein consolateur Qu’on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, on ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle.
Un jour on l’appelle Maman. Elle le reste toute la vie.
Ma famille est comme ma tanière et personne ne salit ma tanière !
Qu’est-ce qui te ronge ? » « Ma vie ».
Mon enfant, ma sœur, Songe à la douceur D’aller là-bas vivre ensemble ; — Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble !
Votre enfance, elle a été comment ? Heureuse, malheureuse ? J’espère pour vous qu’elle a été malheureuse, car les enfances heureuses engendrent l’ennui, la tristesse, l’iniquité…

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