Malade. Pour remonter le moral d’un malade, rire de son affection et nier ses souffrances.
Écrivain, 1821-1880 Image : Nadar, Domaine public, Wikimedia Commons Malade. Pour remonter le moral d’un malade, rire de son affection et nier ses souffrances.
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Dictionnaire des idées reçues (1913)
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Heureux ceux qui souffrent ! Cette parole insensée hante toujours vos cœurs debiles et vous avez peur de la joie, par vanité.
Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.
Plus on a de la souffrance, plus on a de la joie.
Il n’est pas vrai que la souffrance ennoblisse le caractère ; le bonheur le fait parfois, mais la souffrance, pour la plupart, rend les hommes mesquins et vindicatifs.
La souffrance est salutaire.
Il vaut mieux détourner la tête, sourire, ne rien laisser paraître de sa tristesse.
Raccommoder sa douleur avec des proverbes.
L’intemperant est bien aise et se resjouit d’avoir peché ; l’incontinent en a douleur et regret.
Respecter l’autre, c’est le considérer en tant qu’être humain et reconnaître la souffrance qu’on lui inflige.
Faire l’amour à une femme triste, c’est lui redonner goût au bonheur.

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