Dès lors que je suis devenu capable d’amour, je ne puis m’empêcher d’aimer mes frères. Dans l’amour fraternel se réalise une expérience d’union avec tous les hommes, de solidarité et d’unicité humaine.
Écrivain, 1900-1980Dès lors que je suis devenu capable d’amour, je ne puis m’empêcher d’aimer mes frères. Dans l’amour fraternel se réalise une expérience d’union avec tous les hommes, de solidarité et d’unicité humaine.
Écrivain, 1900-1980Partager sur
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L'art d'aimer
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Si l’on ressent de l’amour, c’est sûrement parce qu’on est entouré d’un véritable esprit de paix à la fois familial, serein et fraternel.
L’amour que nous avons les uns pour les autres n’est que la force qui nous pousse à réunir nos deux moitiés pour nous rétablir dans notre ancienne perfection.
Il suffit d’aimer du fond du cœur un seul être pour que tous les autres nous paraissent aimables.
Du moment que je peux aimer quelqu’un du fond du cœur, et même s’il n’existe pour moi que lui et lui seul, l’aimer m’aide à vivre. Même si je ne peux pas être avec lui.
Les adorables plaisirs de l’amour ne sont que les moyens d’arriver à cette union, cette fusion des âmes.
S’il faut aimer l’autre comme soi-même il faut aussi s’aimer soi-même comme un autre. Il y a un devoir d’être heureux pour le bien de tous.
L’amour d’une famille, le centre autour duquel tout gravite et tout brille.
S’aimer les uns, les autres, s’aimer tous. Non pas à des heures fixes, mais toute la vie.
Mais je ne l’atteins pas. Désespérément, je dérape à la surface de son âme, de son corps, poli et beau. Il m’aime, mais pas autant que je le voudrais. L’amour, même partagé, ne l’est jamais également. Seule l’amitié est équitable.
Je m’accuse parfois d’être incapable d’aimer. Peut-être est-ce vrai mais j’ai été capable d’élire quelques êtres et de leur garder, fidèlement, le meilleur de moi, quoi qu’ils fassent.

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