On n’a jamais fait croire des sottises aux hommes que pour les soumettre.
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons On n’a jamais fait croire des sottises aux hommes que pour les soumettre.
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Questions sur les miracles/Édition Garnier (1765), lettre 13
On n’a jamais fait croire des sottises aux hommes que pour les soumettre.La fureur de dominer est de toutes les maladies de l’esprit humain la plus terrible; mais ce ne peut être aujourd’hui que dans un violent transport au cerveau, que des hommes vêtus de noir puissent prétendre nous rendre imbéciles pour nous gouverner. …
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Un homme n’est jamais pleinement satisfait de trahir une femme sans la faire souffrir.
Jamais la loi n’a rendu les hommes plus justes d’une seule once, mais, en raison du respect qu’ils lui portent.
Aucune violence n’a jamais ajouté à la grandeur des hommes.
Aucun homme de cœur ne daigne s’avantager de ce qu’il a de commun avec plusieurs.
On ne peut régner sur les hommes quand on ne règne pas sur leur cœur.
Les hommes seuls ont la force de ne pas pardonner.
La courtisane est un mythe. Jamais une femme n’a inventé une débauche.
Aucun homme ne pourra vivre sa jeunesse s’il ne se croit pas le plus grand et le plus généreux des hommes.
Ne jamais dire d’un homme qu’il est déshonoré. Des actions, des groupes, des civilisations peuvent l’être. Non l’individu. Car s’il n’a pas conscience du déshonneur il ne peut perdre un honneur qu’il n’a jamais eu.
Au pire des passions les hommes conservent un sens de l’équité qui manque aux femmes. Celles-ci, même scélérates, sont toujours intimement convaincues qu’elles ont raison. De là leur supériorité dans le combat.

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