S’introduire comme un rêve dans l’esprit d’une jeune fille est un art, en sortir est un chef-d’œuvre.
Écrivain, 1813-1855S’introduire comme un rêve dans l’esprit d’une jeune fille est un art, en sortir est un chef-d’œuvre.
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Le journal du séducteur
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Appelons poésie une création par l’image et le rêve.
Pour écrire son histoire, il faut croire en la beauté de ses rêves.
L’art est une manière de posséder le destin.
Le rêve, à ce qu’il me paraît, est une défense et notre sauvegarde contre la routine et la banalité de l’existence, les libres vacances de l’imagination enchaînée, où elle s’amuse à mettre sens dessus dessous toutes les façons de la vie et à couper d’un jeu d’enfant joyeusement folâtre le perpétuel sérieux affairé de l’adulte.
Il y a en effet quelque chose dans la conception selon laquelle le beau serait le but de l’art. Et le beau est justement ce qui rend heureux.
Le rêve est un voyage en soi, hors de soi, dans la profondeur des choses et au-delà.
L’art moderne est – dans la mesure où il vaut quelque chose – un retour à l’enfance. Son thème éternel est la découverte des choses, découverte qui ne peut se produire, sous sa forme la plus pure, que dans le souvenir de l’enfance.
On s’imagine que le dessin peut être beau en lui-même. Il ne l’est que par les vérités, par les sentiments qu’il traduit.
Une œuvre d’art, c’est le moyen d’une âme.
Le meilleur art imite la vie. S’il imite un rêve, c’est nécessairement un rêve de vie. Sinon, nous n’avons pas d’endroit où nous raccorder. Nos connexions ne sont pas compatibles.

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