L’homme qui sait rendre bienfait pour bienfait est un genre d’ami qui vaut tous les trésors.
Dramaturge · 495-406L’homme qui sait rendre bienfait pour bienfait est un genre d’ami qui vaut tous les trésors.
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Source vérifiée
Tragédies, tome III (Philoctète ; Œdipe à Colone), vers 672-673, p. 34
Puis, soudain, un silence. Clemenceau venait de faire son entrée. Il avait ses gants gris et, dans l’allure, de la grandeur. Il ne s’imaginait certes pas que, quelques mois plus tard, il entrerait dans l’obscurité par la porte large ouverte de l’ingratitude de ce peuple français qu’il avait sauvé.
Si les courtes mémoires considèrent la gratitude comme un fardeau, son poids est relatif à leur propre manque de générosité. C’est aussi, peut-être, parce qu’elles ignorent que la gratitude porte en elle l’un des sentiments les plus vivifiants: l’admiration !
Le bienfait a pour salaire la reconnaissance. Malheur à celui qui rend le mal pour le bien qu’il a reçu.
Quand nous faisons besoin, nous autres misérables,
Nous sommes les chéris et les incomparables ;
Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,
Nous sommes les coquins qu’il faut rouer de coups.
Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures : ils haïssent même ceux qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages.
La guerre enseigne la violence et l’aveuglement.
Qui veut faire la guerre doit d’abord mettre son âme en état de supporter les revers.
L’ingratitude est un gain de temps.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
La jeunesse grandit dans un domaine qui n’est qu’à elle, où ni l’ardeur du ciel, ni la pluie, ni les vents ne viennent l’émouvoir.