C’est l’heure de notre mort quotidienne, l’instant où chaque homme aperçoit son destin comme une loi étrangère à sa vie.
Source : Sang (1937)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
C’est l’heure de notre mort quotidienne, l’instant où chaque homme aperçoit son destin comme une loi étrangère à sa vie.
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L’obéissance, c’est la mort. Chaque instant dans lequel l’homme se soumet à une volonté étrangère est un instant retranché de sa vie.
Une vie : on fait le con jusqu’au moment où on fait le mort.
L’homme accepte la mort mais non l’heure de sa mort. Mourir n’importe quand, sauf quand il faut que l’on meure !
Lorsqu’on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d’une vie entière.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
La mort n’est qu’un instant de la vie, pareil à tous les autres, et son seul mérite est d’être le dernier.
La vie égalise tous les hommes la mort en révèle les éminents.
Car le temps, c’est la vie. Et la vie habite dans le cœur des hommes.
C’est l’ensemble de la vie individuelle que l’on devrait nommer destin et non pas ce futur tangible qui, d’une heure sur l’autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
L’heure s’écoule, ami ; tout fuit, la mort s’avance : Les grands ni les petits n’échappent à ses lois.

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