C’est fou le nombre de gens qui se présentent en disant ce qu’ils font. Et s’ils n’ont plus de travail, il faut pourtant bien qu’ils soient encore des gens.

C’est fou le nombre de gens qui se présentent en disant ce qu’ils font. Et s’ils n’ont plus de travail, il faut pourtant bien qu’ils soient encore des gens.

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L'hiver du mécontentement
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À la télé ils disent tous les jours : « Y a trois millions de personnes qui veulent du travail. » C’est pas vrai : de l’argent leur suffirait.
Leur goût du travail, c’est de ne pas pouvoir « rester à rien faire ».
Il y a encore plus de gens sans intérêt que sans envie.
Travaille, tu dois payer ta vie par tes travaux. Le paresseux fait un vol à la société.
Les hommes actifs supportent plus impatiemment l’ennui que le travail.
Dire qu’il y a des gens en pagaille Qui courent sans cesse après le travail Moi le travail me court après Il n’est pas près de m’rattraper.
Au delà de ça, c’est un vrai con. Il est de ces fonctionnaires mesquins et hypocrites qui doivent tout à leur bêtise, rien à leur talent.
Le capital, c’est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Ouvriers, ouvrières, comptez-vous, pris un à un, vous n’êtes rien sinon qu’un grain de poussière broyé sous la grande roue. Mais rassemblez-vous. Unissez-vous. Vous êtes 5 millions, 5 millions c’est une force.
Un des grands inconvénients du commerce du monde est d’exposer les personnes occupées à devenir les victimes d’une foule d’importuns, de fainéants, d’ennuyeux, qui viennent périodiquement leur apprendre qu’ils n’ont rien à leur dire.

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