Il faut être né raisonnable ; car on tire peu de fruit des lumières et de l’expérience d’autrui.
Écrivain, 1715-1747 Image : Charles-Amédée Colin, CC0, Wikimedia Commons Il faut être né raisonnable ; car on tire peu de fruit des lumières et de l’expérience d’autrui.
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Œuvres de Vauvenargues (1857), Texte entier, 601
… Il faut être né raisonnable; car on tire peu de fruit des lumières et de l’experience d’autrui. …
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Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu’on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre : la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !
Il est plus intelligent d’allumer une toute petite lampe, que de te plaindre de l’obscurité.
L’expérience n’est pour l’ignorant qu’une lumière vacillante et trompeuse. Le savant seul en profite.
La civilisation nous donne des lumières plutôt que des vertus.
Il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.
Il se conforte dans l’idée désespérante qu’en additionnant des obscurités individuelles on obtient rarement une lumière collective.
Ce n’est pas la lumière qui manque à notre regard, c’est notre regard qui manque de lumière.
Nous n’avons pas de clair-obscur, et cela, c’est impensable. La volte-face est trop nette et la vie n’est jamais si tranchée. Il y a donc tricherie, à un endroit ou à un autre.
Tout le monde ne sait pas douter : on a besoin de lumières pour y parvenir, et de force pour s’en tenir là.

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