Faire le bien, c’est bien ; être une source de bienfaits, c’est mieux que bien.
1895-1974Faire le bien, c’est bien ; être une source de bienfaits, c’est mieux que bien.
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Maximes de guidance - Principes de sagesse universelle
Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures : ils haïssent même ceux qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages.
Le sentimental est celui qui voudrait le profit sans assumer la dette accablante de la reconnaissance.
L’ingratitude de l’âme est une disposition naturelle à ne reconnaître aucun bienfait, et, cela, sans considération de l’intérêt ; car l’esprit d’avarice empêche quelquefois la reconnaissance pour ne pas laisser aller un bien que l’on veut garder.
Si les courtes mémoires considèrent la gratitude comme un fardeau, son poids est relatif à leur propre manque de générosité. C’est aussi, peut-être, parce qu’elles ignorent que la gratitude porte en elle l’un des sentiments les plus vivifiants: l’admiration !
Le bienfait a pour salaire la reconnaissance. Malheur à celui qui rend le mal pour le bien qu’il a reçu.
Quand nous faisons besoin, nous autres misérables,
Nous sommes les chéris et les incomparables ;
Et dans un autre temps, dès le moindre courroux,
Nous sommes les coquins qu’il faut rouer de coups.
La reconnaissance est une maladie du chien non transmissible à l’homme.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
Maudire une République qui vous reçoit, qui vous instruit, qui vous assiste et qui vous soigne, ce n’est pas de la légitime défense, c’est le comble de l’ingratitude.
Nul ne sait répondre aux bienfaits que le sage : l’insensé aussi y répondra d’une manière telle quelle, selon sa portée ; le savoir lui manquera plutôt que la volonté. La volonté ne s’apprend point.