Si cette évolution va à son terme, l’argent en finira avec tout ce qui peut lui nuire, y compris les Etats, qu’il détruira peu à peu, même les Etats-Unis d’Amérique. Tout sera privé, y compris l’armée, la police et la justice.
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- Jamais la violence ne viendra à bout de la violence. Jamais le pouvoir ne mettra fin au pouvoir. Quand un ordre est allé au bout de lui-même, il est remplacé par un autre, c’est tout. La politique ne sert à rien.
- La sagesse du futur, celle qui évitera le suicide de l’humanité, ne consistera plus à gagner du temps mais à le remplir, à le vivre, à en prendre toute la mesure.
- Nous ne sommes pas libres, nous sommes attachés au passé. Nous écoutons ce qui a été fait toujours, nous le refaisons et c’est la guerre et l’injustice.
- Le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s’il ne cède jamais à l’exigence de justice, s’il ne plie jamais devant le peuple qui s’insurge, plie devant le bluff.
- La promesse et le conditionnel, l’injustice et la peur se sont alliés dans le meurtre du futur.
- Où sévit l’inégalité, sévit aussi l’injustice. Ne pouvant empêcher l’inégalité, loi irréductible de la nature, il faut bien se résigner à subir l’injustice.
- Si les scandales continuent, si les pauvres s’obstinent dans leur mauvaise humeur, l’argent finira par gâcher jusqu’au plaisir d’être riche.
- Un jour, aujourd’hui, demain, plus tard... Nous abolirons l’argent.
- A force de mettre de l’argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l’attraper et le dépenser.
- L’argent est la racine de tous les maux, et pourtant c’est une racine si utile qu’on ne peut pas plus s’en passer.
- La première panacée pour une nation mal dirigée est l’inflation monétaire, la seconde est la guerre. Les deux apportent prospérité temporaire et destruction indélébile. Les deux sont le refuge des opportunistes économiques et politiques.
- Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.
- Le vice serait réduit à cette triste et déplorable condition où gémit la vertu, et il faudrait avoir autant de force et de courage pour être méchant, qu’il en faut, dans ce siècle corrompu, pour être homme de bien.
- La vie, hélas, s’enfuit et ne s’arrête guère, - Et la mort va bientôt devant nous à grands pas. - Tout ce qui est, qui fut, et tout ce qui sera - Font à coeur troublé une éternelle guerre.