L’être humain ne s’offre le luxe d’être fou que lorsque les conditions sont favorables.
Écrivain Image : Lula Oficial, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons L’être humain ne s’offre le luxe d’être fou que lorsque les conditions sont favorables.
Écrivain Image : Lula Oficial, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Veronika décide de mourir
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il faut savoir que chez l’être humain la raison peut se mettre au service de la folie et que la folie peut créer ce dont la raison est incapable.
Dire la même chose de tout un peuple, c’est supposer un peuple de foux : la folie ne fait pas droit.
Dans les moments de paroxysme, il faut savoir être fou délibérément pour ne pas mourir sous le choc de la vie.
À proprement parler, l’homme est fou, comme le corps est malade, par nature ; la raison comme la santé n’est en nous qu’une réussite momentanée et un bel accident.
Quand les gens sont fous, il ne faut pas rire d’eux. Il faut les prendre eux et leur folie et les traiter en entier, eux et leur folie, avec respect. Il y a toujours des raisons d’être fou, et ces raisons sont toujours respectables.
Envier le bonheur d’autrui, c’est folie ; on ne saurait pas s’en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait, mais sur mesure.
Au fond, au fond même de la vie, qui nous séduit tous, il n’y a que de l’absurdité, et encore de l’absurdité. Et c’est peut-être cela qui nous donne notre joie de vivre, car la seule chose qui peut vaincre l’absurde, c’est la lucidité.
La folie consiste à trouver normal le fonctionnement de notre société. Pas à essayer de l’améliorer.
L’homme ne prend conscience de son être que dans les situations limites.
Vous ne pouvez pas échapper à ce que vous devez traiter à l’intérieur de vous-même. Cela n’apportera jamais de bonnes choses. Cela n’apportera que de la folie.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.